Les températures élevées et l’exposition directe au soleil ont une grande influence sur les produits à base de ciment comme les chapes, les mortiers isolants et le béton. Ces matériaux ont besoin d’eau pour durcir correctement et développer leur résistance. Par forte chaleur, cette eau s’évapore plus rapidement, ce qui laisse moins de temps à la chape pour durcir de manière contrôlée.
En période de chaleur extrême, le problème ne se limite pas au séchage rapide de la surface. La température du mélange de départ joue également un rôle important. Le camion ou le silo reste souvent plusieurs heures en plein soleil, ce qui fait que le mélange peut déjà dépasser les 30°C au moment de la mise en œuvre. Le processus de durcissement démarre alors plus rapidement que souhaité, parfois même avant que la chape ne soit entièrement posée.
Les rayons directs du soleil augmentent encore le risque. La surface chauffe très vite, au point que le ciment peut “brûler”. La couche supérieure sèche alors beaucoup plus rapidement que le reste de la masse. Cela peut provoquer une surface plus sèche ou sableuse, davantage de retrait ainsi qu’un risque accru de tuilage..
En plus de cela, toute la chape peut sécher trop rapidement. Lorsque l’humidité disparaît trop vite de la masse, le ciment n’a pas suffisamment de temps pour s’hydrater complètement. La chape risque alors de ne pas atteindre la résistance prévue.
Il est donc essentiel de bien contrôler le séchage. Une légère humidification aide à ralentir le processus. Recouvrir la chape d’un film plastique reste toutefois la solution la plus efficace pour limiter l’évaporation et assurer un durcissement plus homogène. Travailler à l’ombre ou aux heures plus fraîches fait également une réelle différence
